Petits haricots mungo germés en ragoût !

Temps de vacances sur notes de découverte

Il faut du temps pour que les formes prennent et que les graines germent. Et c’est étonnant de voir que ce temps nous conduit à nous adapter et à préférer une germination transitoire ou non aboutie ! Cela n’en donne pas moins un résultat intéressant et une expérience à refaire.

Pendant les vacances de Pâques, j’ai eu la joie d’aller rejoindre ma tribu d’origine, accompagnée de ma smala à moi ! En débarquant en Normandie, terre de vache (qui pond des p’tites meuhmeuhs) et de champs qui pètent (le colza, de son jaune lumineux sait pertinemment nous érafler l’odorat), j’avais pris soin de remplir, entre autres, un sac de produits que l’on utilise dans la cuisine de l’Ayurvéda. J’y avais glissé un bocal d’un plat préparé la veille, à base de haricots mungo.PicsArt_1399990666793

Perdu dans trop de nouveautés (les goûts, les odeurs, les textures), le récipient avait été déposé dans le frigo, à tester à un autre moment.

Quand la rencontre a lieu…

Et puis nous sommes repartis, oubliant parfaitement la composition à son endroit. Ma mère décida alors de le goûter le soir même.

Tout à l’heure, alors que nous étions dans une de nos savoureuses discussions à battons rompus, qui peuvent durer des heures au téléphone, là voilà me parlant de ma mixture ! Venant à m’annoncer tout de go : « c’était très bon et je vais de ce pas essayer de trouver ton haricot trucmuche dans les magasins pour en faire moi-même. »

Il m’appartient donc maintenant quelques minutes pour déposer ma recette ici ! Margot pourra alors la suivre, ou non ! Je la connais ma Maman, comme si elle m’avait faite, tiens ! Et je sais qu’elle cherchera à sa manière à apprivoiser cet aliment qui me surprend de jour en jour tant sur le plan gustatif que pour ses bienfaits sur l’organisme.

Alors pour la petite histoire :

Au départ, j’avais enfin décidé d’utiliser mon bocal à germer en rêvant d’avoir de belles et longues tiges tout droites sorties du haricot.

Pendant trois jours, j’ai consciencieusement changé l’eau après avoir rincé les mungos en essayant d’enlever le plus possible de peaux surnageant.

Et ne voyant toujours rien venir, ou à peine un petit « zibouiboui », j’ai opter pour les cuisiner tels quels.

Voici ce que j’ai rassemblé :

 

  • 2 petites carottes
  • 1 oignons,
  • 2 tasses de haricots mungo à faire germer sur 3 jours,
  • 1 càs de farine VATA ?
  • Epices,
  • Ghee

Après avoir épluché et lavé mes carottes, je les ai découpées en fines rondelles.

J’ai fait chauffer mes épices dans le ghee puis j’y ajouté l’oignon émincé et enfin, les carottes. J’ai laissé tout cela rôtir tout doucement.

Pendant ce temps là, j’ai fait cuire dans de l’eau bouillante et salée les haricots pas vraiment germés (mais un peu quand même, auxquels j’avais essayer d’enlever un maximum de peaux : c’est facile, en les rinçant, vous les frottez un peu et elles surnagent ! Il n’y a plus qu’à les attraper et les jeter). J’ai du les faire cuire une dizaine de minutes, pas plus.

Une fois égouttés, ils ont rejoints la préparation dans la poêle. J’ai saupoudré le tout de ma cuiller de farine et j’ai arrosé d’un peu de lactosérum… De l’eau suffira parfaitement si vous n’en avez pas sous la main !

Encore un petit quart d’heure de cuisson et le tour était joué !

A servir avec des filets de saumon grillés deux minutes chaque face dans le ghee ou du poulet mariné (recette à venir).

saumon haricot mungo