Le Bonbon Arlequin : et si après l’avoir mangé, on le vapotait ?

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler de la recette DIY pour le e-liquide à l’Arlequin. C’est un de mes petits préférés qui ravira, j’en suis certaine, tous les vapoteurs de l’univers !

Mais avant, un petit peu d’Histoire, pour mieux comprendre cette douceur irisée.

Arlequin ! Quin-quin !

Comment ça ?! Arlequin ! Pourquoi pas libellule ou papillon ? (Euh, non ça, ce n’est pas de moi, c’est d’Obaldia qui a perdu son Pape).

Donc du mot « Aghlaq » qui prononcé en mode pluriel et espagnol donne « ajlaquin » ou si vous préférez Arrrrhhhhlaquin » !

arlequin IMG_4469-medJe vais m’intéresser plus particulièrement à la confiserie qui en porte le nom et même dans un registre qui a toute mon attention actuellement, au « Juice » pour vaporette (le liquide que l’on met dans les vaporisateurs personnels, pour les non initiés).

Mais avant de m’embarquer dans un discours technique de DIY (cékoiça, encore ? : DIY = de son nom anglais Doityourself, traduction : fais le toi-même puisque tu as dix doigts et des millions de neurones), je vais vous raconter mon souvenir de gamine de ce merveilleux bonbon.

A la maison de la Duchesse

Comme le goût est un vecteur de souvenirs hyper puissant ! A la simple évocation cérébrale de cette sucrerie, et voilà ma mémoire qui part au galop dans ce petit pavillon de la banlieue parisienne situé numéro « je ne sais plus » de la Rue de la Duchesse d’Uzès ! Allez prononcer ces mots quand vous avez à peine 4 ans ! D’où un petit exercice de diction au passage ; on répète après moi : « la RUE-DE-LA-DUSSSSSESSE-DUGESSSE ! » Ben oui, c’est comme ça que je disais à c’t’âge !

J’avais beau être minuscule quand la famille vivait là-bas, j’en garde des souvenirs extrêmement précis :KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA

– l’entrée après quelques marches donnant sur un couloir traversant de part en part la maison et aboutissant, après un sérieux angle droit, sur la chambre de mon frère et de ma sœur ; à son départ, sur la gauche, la cuisine avec sa grande fenêtre et sa lumière orange en été quand on avait baissé le store, sur la droite la porte vitrée menant au salon salle à manger, coupé par une jolie arche.

– Le palier des escaliers, l’un menant à la cave, lieu de tous les drames et de tous les secrets bien gardés (je vous raconterai un jour l’épisode du coup de marteau sur la tête de mon frère assénée par ma sœur aînée, c’était pas triste !) et l’autre montant vers deux chambres dont une complètement exigue, que j’aimais bien mais que je redoutais : et si j’avais rencontré THE big maousse costaude araignée de toute la galaxie m’attendant sur le petit lit en rotin ?

A parler ainsi de cette bâtisse, je m’aperçois que déjà à cet âge, j’avais cette propension à vagabonder sérieusement (ou divaguer, digresser… au choix !).

Pour en revenir à mon bouffon-bonbon multicolore :

C’était un samedi après-midi ! Ma mère était sortie, mon père trifouillait la chaîne HIFI dans le salon. Mon frère et ma sœur devaient se trouver quelque part, évidemment, et moi, j’étais à ce moment Exploratrice de cuisine ! Ma mission : attraper la poche de bonbons acidulés dans le haut placard en formicas jaune, à l’est de l’évier !

arlequin sachetPour y parvenir, il me fallait pousser la chaise jusqu’au meuble, poser un genou sur un premier palier, entrouvrir la porte, saisir le sachet pour en prélever quelques friandises à glisser dans ma pochette multi usage, redescendre et battre en retraite dans un abris stratégique en la matière d’un carton basé dans le couloir au carrelage bleu ardoise.

Je m’acquittais bien rapidement de cette mission et je me mis en tête de la réitérer un certain nombre de fois, tout en faisant de longs séjours dans ma cachette pour en grignoter quelques uns. Il fallait s’assurer de la qualité, tout de même !buffet en formica

Au bout de quatre ou cinq fois de ce petit manège, ma station allongée, la tête dans la boite, l’abus de sucre, le manque d’oxygène peut-être, firent que je m’endormis littéralement dans cette position, à la limite de vomir mes précieux trésors, tellement j’en étais écoeurée !

Heureusement, ce sommeil ne dura que quelques minutes, pas suffisant pour être prise en flagrant délit ! Sans demander mon reste, je fis la mission inverse de remettre tous les bonbons à leur place ; je rangeais le carton dans un coin et j’allais m’installer sur le canapé l’air de rien : ouf ! ce qui était sûre, c’est que je n’étais pas prête d’accepter une nouvelle fois ce type de mission !

Des années plus tard…

Heureusement, cette mésaventure ne m’a pas détournée de ce bonbon aux couleurs de berlingot et lorsque j’ai découvert que son arôme existait pour créer son e-liquide, je me suis empressée de m’en procurer.

Je vous livre ici un de mes « allday », sans conteste, qui pourrait tout aussi bien avoir sa place sur une étagère du BlogOratoire :

 

Recette DIY Arlequin