Joyeuse fête à toutes les mamans !

Vite ! Vite ! Je finis de ranger ma cuisine et je viens me poster sur mon ordi pour écrire ces quelques mots… Mais pas de recettes en ce dimanche de fin mai, placé sous le signe de la douceur.

Hier soir, je voulais mettre une photo un peu particulière, mais je n’ai pas réussi à faire les enchainements. Satané blog que je découvre tout doucement et dont je ne connais pas bien encore (et de loin) tous les fonctionnements !

Rien de grave, car au final, n’ai-je pas réussi le cadeau que je souhaitais secrètement ? : Faire du bien à mes parents. Car ils sont venus lire ici et ils ont retrouvé de cette unité qui était nôtre quand nous vivions encore tous sous leur toit.

Alors souvenirs de fêtes des mères ? J’en ai plein ma besace.

Cachette bien gardée

fuchsia 20101013

Ce que j’aimais, c’était l’excitation juste avant. Durant une période, on offrait chaque année à notre Chère Maman des petits arbustes fleuris. On allait les chercher à la pépinière rue du muguet. J’aimais arriver le samedi vers midi, avec un billet de 10 francs dans ma poche. Parfois, j’avais réussi à économiser plus, à moins que ce ne soit mon père qui ait gonflé mon porte monnaie ? Surement ! Il fallait emprunter le petit chemin qui nous amenait par magie sur la grande rue de l’autre côté, puis marcher quelques mètres pour arriver à une immense devanture en bois. Je passais alors sous le grand portail et rentrais dans un jardin magnifique. Sous le porche de l’entrée, étaient installés des fuchsias et des rosiers nains. Ils étaient de tous les tons pourpres, avec des fantaisies blanches, des dentelles roses lait-fraise. Les petits rosiers, on les choisissait souvent saumon même s’il y en a eu des rouges ou des jaunes.21980-rosier-kordana

On revenait avec notre butin qu’on allait cacher dans notre cabane sous le cerisier. On précisait bien à maman : « Interdiction d’aller là-bas ! » avec peut-être le secret espoir qu’elle y aille quand même et se régale à l’avance de toutes ces fleurs rien que pour elle.

sorbetièreNous avions eu aussi le cycle cadeaux petits électroménager : on arrivait le matin dans la chambre avec nos paquets dans les bras et on observait notre mère déballer les surprises : un ouvre-boite électrique, une yaourtière, un moulin à café électrique, une sorbetière, et que sais-je encore.

Les cadeaux du cœur fait-mains !

Et puis j’ai eu aussi mon passage « fauchée » et là, je rentrais dans la création pure ! Pour exemple, le bouquet de coton ! Ah, le collier de nouilles faisait pâle figure à côté ! Imaginez : récupération d’un petit vase offert par la femme de ménage au retour de vacances, quatre petits rameaux de cerisiers, et dessus collées des boules de coton ! Je vous assure que c’était du meilleur effet !

Dans la série fleurs, j’en fabriquais avec des tringles de rideau dépecées, un bas, de la laine enroulée dans les interstices du ressort et le tour était joué. Longtemps au-dessus de l’armoire de sa chambre, ma mère avait pu contempler un énorme bouquet de ces fleurs immortelles.

Et enfin, pour terminer la liste de toutes ces petites choses que je fabriquais pour ma maman adorée, j’avais jeté mon dévolu sur les pinces à linge ! rocking chairY’avait eu le porte-clés en forme de chalet mais surtout le mini rocking-chair !

Jour des Mamans, jour de restaurant !

Ensuite, notre père, ce si grand amoureux de sa femme, nous emmenait au restaurant ! Je me souviens en particulier d’une auberge pas très loin de Sonchamp qui avait été dans le temps la table préférée du Général de Gaulle et que mon père avait découvert grâce à des repas d’affaires. Il était constitué de plusieurs petites salles, toutes avec une cheminée et des tables rondes, si bien qu’on avait l’impression d’être chez soi. A voir comment mon père dégustait les différents mets, j’en déduis que ce devait être excellent car je n’ai que très peu de souvenirs.

Nous étions tous les cinq réunis autour de notre maman, belle et lumineuse d’être aimée ainsi.